lundi 14 août 2017
Idées sur Dieu au réveil
Hier j'ai écouté les émissions d'Adèle Van Reeth sur les méditations de Descartes (1, 2, 3 et 4) et tout en écoutant je méditais moi-même. Méditer c'est quoi? Pour moi c'est une réflexion avec tout ce qu'on est, et pas simplement avec la tête, les pensées, l'esprit. C'est la contemplation et la réflexion, et encore autre chose. Bref, je méditais sur Dieu, j'écrivais (je partagerai peut-être dans un autre article les notes prises pendant cette écoute méditative), et puis je me suis endormie. Au réveil mes méditation avaient pris la forme d'une réflexion, que voici : Idées sur Dieu au réveil - 14 août
vendredi 11 août 2017
Oser la voix
Envie d'essayer quelque chose de différent. De mettre une voix sur mes mots, de leur donner le ton.
J'écris beaucoup, je publie très peu.
Ce que j'écris à la main dans mes carnets, je l'écris sous le coup de l'émotion. Parfois au moment où je l'écris je me dis "tiens, ça ça pourrait aller sur le blog" et puis je referme le carnet et j'oublie. Et puis même quand j'y repense, au moment de reprendre le carnet et de transcrire sur l'ordinateur, je relis et une fois sur deux je me dis qu'en fait c'est aussi bien que ça reste dans mes carnets. Et puis les quelques fois où oui, il y a bien quelque chose à en tirer de ces pages là, le passage du manuscrit au numérique transforme tout, et le billet que je finis par poster n'a plus rien des idées jetées sur le papier. Alors j'ai envie d'essayer quelque chose de nouveau. Au lieu de recopier le contenu de mes carnets je vais les lire, ou en lire des extraits en tout cas, et partager les enregistrements de ces lectures.
Ce ne sera pas chronologique. Parfois je replongerai dans de vieux carnets pour enregistrer une page ou deux et parfois, comme ici, ce sera l'écriture fraîche du jour même que je lirai. On verra bien. Comme tout, c'est avant tout une expérience. Une première et une dernière fois.
Tout est un commencement. Ceci n'en est qu'un parmi d'autres...
C'est par ici qu'il faut cliquer : Oser la voix - 11 juillet
J'écris beaucoup, je publie très peu.
Ce que j'écris à la main dans mes carnets, je l'écris sous le coup de l'émotion. Parfois au moment où je l'écris je me dis "tiens, ça ça pourrait aller sur le blog" et puis je referme le carnet et j'oublie. Et puis même quand j'y repense, au moment de reprendre le carnet et de transcrire sur l'ordinateur, je relis et une fois sur deux je me dis qu'en fait c'est aussi bien que ça reste dans mes carnets. Et puis les quelques fois où oui, il y a bien quelque chose à en tirer de ces pages là, le passage du manuscrit au numérique transforme tout, et le billet que je finis par poster n'a plus rien des idées jetées sur le papier. Alors j'ai envie d'essayer quelque chose de nouveau. Au lieu de recopier le contenu de mes carnets je vais les lire, ou en lire des extraits en tout cas, et partager les enregistrements de ces lectures.
Ce ne sera pas chronologique. Parfois je replongerai dans de vieux carnets pour enregistrer une page ou deux et parfois, comme ici, ce sera l'écriture fraîche du jour même que je lirai. On verra bien. Comme tout, c'est avant tout une expérience. Une première et une dernière fois.
Tout est un commencement. Ceci n'en est qu'un parmi d'autres...
C'est par ici qu'il faut cliquer : Oser la voix - 11 juillet
jeudi 10 août 2017
Le courage est un commencement - Jankélévitch
Le courage
" Il faut commencer par le commencement. Et le commencement de tout est le courage. "
Le pardon
En écoutant Avoir raison avec Vladimir Jankélévitch (Le courage, Le pardon, La musique, Le temps, L'amour) par Adèle Van Reeth, je me demande comment Catherine Clément, qui a connu et travaillé avec Jankélévitch, peut passer à côté de la distinction entre l’homme et ses idées. Même si Jankélévitch défendait l’idée que l’homme et sa pensée ne font qu’un, il s’est retrouvé face à sa propre pensée et ne s’y est pas reconnu quand il s’est soudain cru incapable de pardonner (en réalité il n’y avait ni situation précise, ni individu identifié ni demande de pardon et donc rien à pardonner, juste quelque chose qui semblait soudain relever de l’inhumain, notion encore plus dangereuse que l’impardonnable.)
Comment cette philosophe (C. Clément) peut déclarer avoir été « eue » par Jankélévitch qui se lie d’amitié avec un jeune allemand après avoir rayé de sa vie (et censuré dans son entourage) pendant des années l’Allemagne et tout ce qui s’y rapportait? Comment ne peut elle pas comprendre le subjectif, l’irrationnel, la douleur, à la base de cette posture?
La thèse de Jankélévitch sur le pardon n’est à mon avis pas remise en cause par sa posture sur l’Allemagne car elle ne relève pas de l’absence de pardon mais du blâme. Il se met soudain à blâmer l’Allemagne pour le nazisme, pour l’holocauste. Il va jusqu’à blâmer Mozart, pas sans ignorer qu’il n’y était pour rien. Qui alors est en posture de demander pardon? Lui, pour un pareil amalgame. Mais il n’en est pas là. Lui veut comprendre, il voudrait pouvoir pardonner, mais il se rend compte qu’il n’y a rien à pardonner. L’horreur est trop grande, l’absence de repentir encore pire. Il y a trop de coupables et pourtant aucun responsable. Il lui en faut un, ce sera l’Allemagne. C’est puéril, illogique, c’est foncièrement humain. Il n’est, au moment où il prend cette décision, et à chaque fois qu’il l’entérine, pas Jankélévitch le philosophe, mais Jankélévitch l’homme.
Jankélévitch qui ne pardonne pas ne remet pas en cause, selon moi, la thèse de Jankélévitch sur le pardon. Il n’y a pas de réel paradoxe, juste la preuve qu'envers et contre tout (et toutes nos plus hautes idées) nous restons humains. L’impardonnable c’est la blessure encore ouverte. La blessure du nazisme trop vive, les actes de ces hommes trop incompréhensibles et dans une temporalité trop proche de sa propre vie, de sa propre mortalité, pour envisager un pardon. Car le pardon ne peut être que dans l’instant, dans la relation. Ce que fait Jankélévitch en rayant les allemands de sa vie c’est tenter de continuer à vivre, trouver une façon de continuer à aller de l’avant malgré le passé, puisque l’irréversibilité du temps ne lui permet aucun autre choix. Ce qu’il a vu, vécu, il ne peut pas le comprendre, alors il ne veut pas y penser. Il pourrait pardonner, mais qui lui demande pardon? Jusqu’à ce qu’il rencontre ce jeune allemand qui lui apprend justement, à pardonner. Car qu’a t-il fait d’autre, en répondant à ce jeune homme, puis en se liant avec lui, que de pardonner « aux allemands », et surtout de se pardonner à lui même? Jankélévitch était un homme brillant. Il savait que Mozart n’avait rien à faire avec le nazisme. S’il refusait d’écouter sa musique ce n’est pas qu’il ne pouvait pas lui pardonner quoi que ce soit, c'est parce qu'intellectuellement, moralement, il n’arrivait pas, dans son coeur, dans sa douleur, à détacher le nazisme de l’Allemagne et des allemands. Pas encore. Ce boycott des allemands n’a rien de philosophique, c’est entièrement émotionnel, entièrement humain. Ce que n’est pas la philosophie puisqu’elle est au dessus de l’homme. Nos idées sont toujours au-dessus de nous, nous tendons vers nos idéaux, mais nous restons humains, malgré tout.
Je ne suis pas philosophe. Je ne découvre Jankélévitch qu’aujourd'hui à travers les émissions que je viens d'écouter, mais plus j’écoutais lesdites émissions plus sa pensée m’était familière. Toute philosophie, toute idée poussée un peu loin semble paradoxale mais si l’on y regarde de plus près le paradoxe n’est pas dans l’idée elle-même mais dans la confrontation de celle-ci au réel, à la vie. Car une idée n’est pas vivante, l'homme qui la pense et la formule si. Le pardon dans la pensée de Jankélévitch est parfait, simple (dans le sens de clair, pas de facile), évident. Il peut le définir, l’expliquer, l’appliquer… en théorie. Le pardon dans la vie de Jankélévitch c’est une autre histoire.
Ces actes impardonnables le sont-ils vraiment, et pourquoi? Si chacun des responsables se repentaient réellement, sincèrement, et demandaient pardon leur refuserait-il son pardon? Ce qui est impardonnable c’est de ne pas demander pardon, mais alors il n’y à rien à pardonner, et donc rien d’impardonnable. Voilà encore un beau paradoxe. Jankélévitch est face à l’atrocité et à l’absence de repentir, c’est ça qui lui donne l’illusion de l’impardonnable. En rayant de sa vie l’Allemagne Jankélévitch fait un amalgame, qui va à l’encontre total de sa philosophie. Il n’y a pas de paradoxe, sa pensée est claire, c’est simplement que son action ne reflète plus sa pensée. Il ne peut pas pardonner à un/des individus (entre autre car personne ne se repent), alors il « punit » un peuple.
Il voudrait pouvoir avancer, pouvoir se dire que la vie continue et que les allemands ne sont pas tous nazis, écouter Mozart sans avoir le coeur au bord des lèvres et l’océan au fond des yeux. Mais il ne peut pas. Tout lui rappelle ce qu’il a vu, vécu. Alors il ferme les yeux. Il n’est pas possible que des hommes aient fait ça. Il est un homme, jamais il n’aurait fait ça, ce qui ont fait ça sont inhumains. Et pourtant ils sont humains et il faut vivre avec cette idée. Il ne le peut pas. Il ne peut pas non plus les punir, ce n’est ni son rôle ni sa place. Tout ce qu’il peut faire c’est de ne pas leur pardonner. Mais ils ne réclament pas son pardon. Il veut pourtant les punir, il veut exprimer son incompréhension, il veut que leur immoralité soit mise à jour. Se contenter de les "boycotter" eux, ça ne suffit pas. Alors il boycotte leur peuple. C’est un acte de révolte, une façon de réagir, de rester vivant, de dire l’ineffable, de dire à celui qui ne demande même pas pardon qu’il est impardonnable.
Ce boycott n’a rien à voir avec sa philosophie, sa pensée, et tout à voir avec ses émotions. Ce n'est pas Jakélévitch le philosophe qui agit de la sorte mais Jankélévitch l'homme. Comme il ne peut se détacher de sa pensée il ne peut faire cette distinction mais nous qui ne sommes pas lui le pouvons, et C. Clément le devrait. Ce boycott c’est un cri de douleur, un geste irrationnel car la raison n’a rien à faire dans l’holocauste. La pensée de Jankélévitch n’a rien de paradoxal, pas son idée du pardon en tout cas. Le paradoxe, je le répète, est entre l’idée et l’homme mais ce n’est pas un paradoxe, c’est simplement l’homme qui n’est pas à la hauteur de son idéal. Car en réalité s’il avait suivi son raisonnement il aurait vu qu’il n’y avait rien d’impardonnable puisque pas de pardon demandé. Cette situation n’entre tout simplement pas dans la catégorie du pardon.
Ce qu’il vit c’est sa douleur, qu’il n’arrive pas à regarder en face. S’il avait était plus rationnel, moins blessé, il aurait rejeté le nazisme et non l’Allemagne, s’il avait été un saint il aurait pardonné les nazis qui auraient demandé pardon. Mais il était blessé, irrationnel, et humain, alors il les a tous mis dans le même sac et il ne les a plus regardés, plus écoutés.
Et puis, malgré tout, le temps a passé. Un jeune allemand courageux et innocent lui a écrit. Il a reconnu cette innocence, et il a commencé a guérir sa blessure, en secret, car son refus de l’Allemagne faisait maintenant trop partie de lui. Il aurait pu, publiquement, changer sa position, n’en a t-il pas eu le courage, ou pas vu l’utilité, je ne suis pas sûre qu’il nous soit nécessaire de le savoir. Jankélévitch était un grand penseur, mais avant tout un homme, ni petit, ni grand, simplement humain.
La vraie situation de pardon dans cette histoire, et le moment où il a été totalement en accord avec ses idées, c’est quand ce jeune allemand lui demande des comptes et qu’il reconnaît son innocence. Il y a 2 pardons, celui du jeune allemand qui pardonne à Jankélévitch de l’avoir blâmé sans raison (mais est-ce réellement un pardon puisque Jankélévitch ne demande pas pardon), et Jankélévitch qui pardonne à ce jeune allemand. Mais qui lui pardonne quoi? D’être allemand? (et est-ce réellement un pardon puisque lui non plus ne demande pas pardon, il n'a en réalité aucune raison de le faire)
Il faudrait que je lise Jankélévitch pour poursuivre correctement mon idée, mais quelque chose qu’il n’a peut être pas eu la chance d’apercevoir, car la guerre a ouvert en lui une blessure trop profonde qui l’a empêché de poursuivre son idée « objectivement » - même si l’objectivité n’existe pas, disons alors plutôt « théoriquement » - c’est qu’on ne pardonne au fond toujours qu’à soi-même, ou pour soi-même. Ce qui se passe au moment où Jankélévitch entame une relation avec ce jeune allemand, c’est qu’il recommence à vivre normalement. Ce n’est pas un pardon, c’est juste le temps qui passe…
Le pardon n’est qu’un reconnaissance de responsabilité. On le demande pour reconnaître nos torts, on le donne quand il n’est pas demandé pour assigner la responsabilité.
On ne demande sincèrement pardon à l’autre que lorsque l’on a compris notre responsabilité réelle et que l’on s’est pardonné à soi-même.
Si l’on refuse de demander pardon c’est que l’on refuse sa propre responsabilité.
S’il l’on refuse de pardonner c’est que l’on refuse d’accepter la situation ou que l’on pense que le repentir n’est pas sincère. Et quand la situation est trop « inhumaine » on a toujours l’impression que le repentir n’est pas sincère.
Le temps
(idées en vrac)
« S’il disposait d’un temps infini, l’homme serait stérile ».
C’est quand on a l’impression de ne pas avoir le temps qu’on fait le plus de choses.
Quand on pense avoir le temps on ne fait rien, ou moins.
Il faut avoir l’impression de ne pas avoir de temps pour avancer plus vite.
Il faut avoir quelque chose à perdre pour le défendre.
Il faut avoir peur de la mort pour se sentir vivant.
Quand on n’a pas peur de la mort il est plus difficile de trouver des raisons de vivre.
Mais quand on n’a pas peur de la vie il est difficile de trouver des raisons de mourir.
Quand on n’a peur de rien, vivre devient facile mais ennuyeux.
Pour sortir de l’ennui il faut s’inventer de nouvelles peurs, ou se rappeler que l’ennui n’est qu’un déguisement pour la peur d’être avec soi-même.
Chaque instant est une première et une dernière fois.
Ce qui manque est toujours présent, sinon on n’en ressentirait pas le manque. Si j’ai conscience de ce qui manque c’est que ce qui me manque existe. Si ce qui manque n’existait pas cela ne pourrait me manquer. Si ce qui manque, la présence, le presque rien, c’est l’Essence, alors l’Essence existe, sinon je ne saurais pas qu’elle me manque.
mercredi 18 janvier 2017
After Master Chef, Master Monk ?
That is something I would like to try !
"The Ascent is a live-action performance installation that allows individual participants to levitate over 30 feet into the air through interactive sound and lighting via the power of their own focus and meditation."
"The Ascent is a live-action performance installation that allows individual participants to levitate over 30 feet into the air through interactive sound and lighting via the power of their own focus and meditation."
Description:
PART GAME.
PART MENTAL GAUNTLET.
PART HERO’S JOURNEY.
PART GAME.
PART MENTAL GAUNTLET.
PART HERO’S JOURNEY.
jeudi 10 novembre 2016
Life is amazingly magical and magically amazing
I don't know where to start.
I sleep less and less these days, and I think more and more. It's not that I think that much in the way I used to (overthinking, trying to understand everything), it's like, I feel I understand more and more. I stopped trying to understand and thus I understand, twisted right?
I accept life as it comes, take everything as it is, don't fight the present and go smoothly with the flow. Bentinho Massaro's outlook on life has helped me tremendously with this.
Since I've been living this way, alsmost everything I've experienced (seen, heard, felt, been through..) has taught me something, big or small.
Every time I watch a movie, read a book, listen to someone, it goes way beyond the simple words. It reaches out to me.
Everything feels personal. I can relate to everything. I am either a cause or a consequence of everything that happens to me.
And yet nothing matters, or more accurately everything matters. There are no important things, other than the ones I give importance too. No one can force me to be a certain way, I always choose my reality.
Life is getting simpler, lighter, happier every day.
Science, philosophy, art, everything brings me back to me, my reality. It's the only one I'll ever experience so all I can do is try to explore it as much as I can.
I've always tried to understand people and make them happy. And sometimes I did, but I rarely knew it, so I felt frustrated.
Now I understand that the moments where I had a most positive impact was when I stopped trying to please people and was just being me.
All I can do is be me, so the only "have to" that I go by now is "I have to be myself". Not even my best self, there's no such thing. In everything I do I could find someone who supports me and someone who rejects me. And it doesn't matter.
All I want to do is be kind and fair, but who's gonna judge? So I'll just be kind and fair according to me, because it's the best I can do in my subjective reality.
I don't want to hide behind fear or good will. I want to live by joy and love. "Why are you doing this or that?" "Because I love doing it". Not because I think it's the right thing to do, not because I think people are gonna love it, but because I love it. There's too much to do and not enough time to bother with things I'm not passionate about.
I woke up at 4 this morning and the wintery night didn't encourage me to get out of bed so I put on a movie. Groundhog Day. I understood so much, about myself, life, the way I experience it. Live life, learn life, love life. Repeat.
And it's the same everytime now. There are no good movies or bad movies anymore, only movies and the way I see them, the lessons I take from them.
There are no good or bad, incredible or tragic events, there are only events. There are no truths or lies, there are only realities. Plural.
There is no such thing as objectivity. There are no such things as wisdom or crazyness. There are only infinite ways to experience life. And mine is the only one I got, the only one there is, as far as I'm concerned.
Everything feels surreal, everything could be made up, but everything seems real at the same time. So I get to choose what's real for me, and I choose love, joy, faith, trust. I choose to look only at things that makes my heart expand. I accept the rest, I won't look the other way when presented with something I "don't like" but I won't go and look for it either. If something unwanted happens I won't deny it's happening I'll just accept it. I'll try to find the silverlining, the rainbow in the rain, the opportunity in chaos. There is always a bigger picture, a bigger scale. Or a smaller one. Everything is important, yet nothing is. I get to decide. In every moment.
Life is a joyful game. Dare play!
I sleep less and less these days, and I think more and more. It's not that I think that much in the way I used to (overthinking, trying to understand everything), it's like, I feel I understand more and more. I stopped trying to understand and thus I understand, twisted right?
I accept life as it comes, take everything as it is, don't fight the present and go smoothly with the flow. Bentinho Massaro's outlook on life has helped me tremendously with this.
Since I've been living this way, alsmost everything I've experienced (seen, heard, felt, been through..) has taught me something, big or small.
Every time I watch a movie, read a book, listen to someone, it goes way beyond the simple words. It reaches out to me.
Everything feels personal. I can relate to everything. I am either a cause or a consequence of everything that happens to me.
And yet nothing matters, or more accurately everything matters. There are no important things, other than the ones I give importance too. No one can force me to be a certain way, I always choose my reality.
Life is getting simpler, lighter, happier every day.
Science, philosophy, art, everything brings me back to me, my reality. It's the only one I'll ever experience so all I can do is try to explore it as much as I can.
I've always tried to understand people and make them happy. And sometimes I did, but I rarely knew it, so I felt frustrated.
Now I understand that the moments where I had a most positive impact was when I stopped trying to please people and was just being me.
All I can do is be me, so the only "have to" that I go by now is "I have to be myself". Not even my best self, there's no such thing. In everything I do I could find someone who supports me and someone who rejects me. And it doesn't matter.
All I want to do is be kind and fair, but who's gonna judge? So I'll just be kind and fair according to me, because it's the best I can do in my subjective reality.
I don't want to hide behind fear or good will. I want to live by joy and love. "Why are you doing this or that?" "Because I love doing it". Not because I think it's the right thing to do, not because I think people are gonna love it, but because I love it. There's too much to do and not enough time to bother with things I'm not passionate about.
I woke up at 4 this morning and the wintery night didn't encourage me to get out of bed so I put on a movie. Groundhog Day. I understood so much, about myself, life, the way I experience it. Live life, learn life, love life. Repeat.
And it's the same everytime now. There are no good movies or bad movies anymore, only movies and the way I see them, the lessons I take from them.
There are no good or bad, incredible or tragic events, there are only events. There are no truths or lies, there are only realities. Plural.
There is no such thing as objectivity. There are no such things as wisdom or crazyness. There are only infinite ways to experience life. And mine is the only one I got, the only one there is, as far as I'm concerned.
Everything feels surreal, everything could be made up, but everything seems real at the same time. So I get to choose what's real for me, and I choose love, joy, faith, trust. I choose to look only at things that makes my heart expand. I accept the rest, I won't look the other way when presented with something I "don't like" but I won't go and look for it either. If something unwanted happens I won't deny it's happening I'll just accept it. I'll try to find the silverlining, the rainbow in the rain, the opportunity in chaos. There is always a bigger picture, a bigger scale. Or a smaller one. Everything is important, yet nothing is. I get to decide. In every moment.
Life is a joyful game. Dare play!
mardi 26 avril 2016
Faire de toute vie une oeuvre d'art...
Je découvre Michel Foucault et son « idée selon laquelle la principale œuvre d’art dont il faut se soucier, la zone majeure où l’on doit appliquer des valeurs esthétiques, c’est soi-même, sa propre vie, son existence »
« Ce qui m’étonne, c’est le fait que dans notre société l’art est devenu quelque chose qui n’est en rapport qu’avec les objets et non pas avec les individus ou avec la vie; et aussi que l'art est un domaine spécialisé fait par des experts qui sont les artistes. Mais la vie de tout individu ne pourrait-elle pas être une œuvre d’art ? Pourquoi une lampe ou une maison sont-ils des objets d’art et non pas notre vie ? »
« Voilà ce que j’ai essayé de reconstituer : la formation et le développement d’une pratique de soi qui a pour objectif de se constituer soi-même comme l’ouvrier de la beauté de sa propre vie »
On me demande constamment ce que je vais faire "plus tard/ensuite", mais comment puis-je le savoir? J'avance guidée par la curiosité, attirée par l'inconnu; si je savais d'avance ce qui m'attends je n'aurais, à l'instar de Foucault, aucun courage pour y aller. C'est la soif de découverte, l'envie d'apprendre et d'être surprise qui me fait avancer.
Ce qui m'intéresse c'est le moment présent. Hier n'existe plus, demain n'arrivera jamais. Je veux vivre pleinement aujourd'hui.
Peace, Love & Philosophy
mardi 15 mars 2016
Today I Learned I'm a bum
Internet conversation.
" TIL (Today I learned) that a tramp is someone who only works when forced to, a bum does not work at all, and a hobo is a travelling worker. "
" Doesn't that mean that almost everyone is a tramp? "
I guess it might in a way..
A lot of people convince themselves that they are forced to work when they actually choose to (I admit not living in a country where catching a cold bankrupts you makes it easier to realize this).
A few months back, and not for the first time, I quit everything and changed my whole life. I left one life for a new one like you would get naked to put new clothes on. In this particular new life I chose to become a bum. I'll switch to hobo if I need or want to at somepoint but I'll never be a tramp because I'll never be forced to work, I'll choose to. It will be my decision and no one else's.
The only choice I make, that I make over and over again in different ways, is to be and stay free.
When I graduated I was free to work or not, I chose to work.
I was free to work anywhere and dreamed of living in south pacific so I found a job there and left my europan student life for a polynesian working life. Nobody forced me to work. I wanted to be free and earning my own money made me feel free. At some point my idea of freedom changed, working had become too repetitive, too static, my idea of freedom had become movement, so I moved. I travelled with the money I had put aside in my previous life (each life should be lived fully for what it is but also be a springboard for the next one) and progressively, with the money getting low, my idea of freedom changed again. I needed the freedom of being able to buy anything I wanted, and mosty I wanted a kitchen and a bathroom to call my own. I ended up back in Europe with a steady job, a car an an apartment. France didn' work out for me. My idea of freedom changed quickly back to living under the sun on a south pacific island so once again I moved my whole life back there (or rather left my whole life behind and started again from scratch. I was on an island had a job, a house, the sun and the ocean, felt pretty damn happy with that combo until my idea of freedom shifted once more. I kept the island, changed location & job and switched my house for a boat. Freedom at last! .. For a while. Work doesn't rhyme with freedom anymore, at least not this one. Well, let's train an get certified in something that feels more right! The boat doesn't make me feel as free as it did in the beginning.. Let's sell it, let's sell everything and travel again, let's be free for real.
This time, 5 months ago, I left everything but for nothing in particular. I have nothing so everything is mine.
I am free again, always.
I have nothing: no house, no vehicle, no income, no debt,.. and all I need fits in a 10kg backpack.
I have nothing but time.
I am always giving what I can so I am always receiving what I need.
I might not have a house but I find a home everywhere I go...
I have nothing but time.
I am always giving what I can so I am always receiving what I need.
I might not have a house but I find a home everywhere I go...
I figured out a way of life that suits me and works out right now but I know that tomorrow it might stop working out or it might stop suiting me (I might suddenly want to do something for which I need more money, I might want to stop moving around and settle,...) but when things change I'll accept and adapt to them so the changes will be done willingly and not forcefully. I can't be forced to do anything, everything I do is my deliberate choice. The world is, I choose how to react and adapt to it.
I try to live by :
Accept what you can't change,
Change what you can't accept.
So I look into myself and try to find :
The Serenity to accept the things I can't change,
The Courage to change the things I can,
And the Wisdom to know the difference.
Life is nothing but time and choices.
Living freely is taking the time to make choices.
Be conscious of your choices
And responsible for your actions.
Accept or Adapt, but embrace Freedom and Live.
I try to live by :
Accept what you can't change,
Change what you can't accept.
So I look into myself and try to find :
The Serenity to accept the things I can't change,
The Courage to change the things I can,
And the Wisdom to know the difference.
Life is nothing but time and choices.
Living freely is taking the time to make choices.
Be conscious of your choices
And responsible for your actions.
Accept or Adapt, but embrace Freedom and Live.
mercredi 16 décembre 2015
Expectations and disappointment
Someone wrote to me today : "I'm sorry I disappointed you."
and I wrote back : "You didn't disappoint me, you can't actually."
Does that mean I don't care for them? Nope.
I care for everyone, it's actually a problem sometimes.
This is something else.
This is me trying not to expect anything from anyone, even myself (this is a tricky one: I don't want to be expecting anything from myself, I just want to set goals and do my best towards them, without any expectation of result, because results are most often not in my hands).
Expectation is the highway to disappointment.
If I don't expect anything from them, people can't disappoint me. It doesn't mean they shouldn't try to do right by me, it just mean they'll have to do it out of their own will, out of love (or just basic respect) for me, not by fear of disappointing me. And if they fail, I won't be disappointed because I'll know they did what they could, giving who they are and what they're going through/dealing with at that moment, and that's more that I could ask for.
I always reckon people did what they could.
And even if they didn't, that doesn't mean I shouldn't. So I always do what I can.
It's a two sided thing, I don't think people should expect anything from me, or take anything for granted. But it doesn't mean I'm not doing everything I can to do right by them, make them happy, share with them. The huge difference is that I'm happy to do it, it comes from the heart, not from feeling that they're expecting it from me. I'm not doing anything by obligation, I'm doing it out of my free will.
I'm doing my best to please people, I know I am, I know my intentions are good. Which means if they are disappointed/ungrateful/unhappy about something I did, I won't feel bad about it. I might be sorry they're not happy with it, but I won't be sorry I did it.
I always try and do my best, the result and/or the way it's received isn't in my hands.
So I don't owe anyone anything but people don't owe me anything either.
If I manage to not expect anything (I still haven't reached that goal yet, my mind doesn't always obey my will. But hey, if I reached instantly every goal I set where would be the fun in that? I would get bored real fast), then everything comes as a gift, a surprise, a bonus. I'm always happy with whatever comes my way.
I still don't like doing something nice for someone and barely getting a thank you because people think it was "natural" (yes I know that's expecting a thank you, told you I'm working on it, wait for the next paragraph). Something not requiring a lot of effort, or money or anything doesn't make it completely worthless nor does it mean that you owe it to them. A "Thank you" is a little something that goes a long way.
So whenever someone does something for me, however small a gesture, even if they think it's "normal" they did so, I thank them. I always try to be Grateful.
And this feeling I get when people take me or my actions for granted, when they aren't thankful/grateful, I look at it raise in me, and I look at it go away. Because my being sad or angry at/because of them isn't gonna do anyone any good, starting by me. I did something for them because I wanted to, because it made me happy. Sure I did it because I thought it would make them happy so my freaking mind instantly build expectations of thank yous and gratefulness. But if I go back to myself I remember that it made me happy to do it for them in the first place and that I didn't do it for those thank yous. I did it out of the pleasure of giving, of sharing, of doing something nice for someone I love.
Life has actually been testing me a lot on all that lately.
The more I have time for people the less they have time for me. The more I give the less they do. But every time I feel "neglected" or whatever, I take time to think about it and I realize that I love them, I know them, and I know that if they had time they'd be there for me. So in the end it just means that life is hard on them right now, and my expecting stuff from them not only is selfish but it's unfair.
It's in those moments when people don't have time for me that it's important to be there for them. Because often they don't even have time for themselves. They're in too deep, and my reaching out a hand, doing something for them, or even just letting them know I think about them, might end up making a difference. Even if they don't have time to actually thank me, or get back to me in any way.
So I always try to be Giving and be good to people whenever I feel like it, whenever I want to, whenever I can. And I know it might come back to me in a time when I'm not even thinking about them because I don't even have time to think about me...
All I'm asking people is to know themselves, be themselves, and do as they please.
But maybe that's a lot to ask...
I'm asking you not to need me, not to need me to need you. Just be happy.
But again, maybe that's a lot to ask...
There's truth everywhere, even in a Bieber's song...
Love isn't "Do this for me and I'm gonna do this for you". That's not what love is.
Love is just "I'm gonna do this for you 'cause I wanna do this for you"
"Honesty always gets my attention. Not particularly someone who is honest to me, but someone who is honest with themselves" Heat Ledger
There's truth everywhere, even in a Bieber's song...
Love isn't "Do this for me and I'm gonna do this for you". That's not what love is.
Love is just "I'm gonna do this for you 'cause I wanna do this for you"
"Honesty always gets my attention. Not particularly someone who is honest to me, but someone who is honest with themselves" Heat Ledger
So you should go and love yourself !
dimanche 6 décembre 2015
Truth vs. Good
***** en français plus bas *****
Personnaly, when I experience something Good I instantly want to share it.
Personnaly, when I experience something Good I instantly want to share it.
When something makes sense, tates good, feels good, I wish more people could have the same experience and when it's possible I do something towards that purpose.
When I share here my thoughts, my "truths", my revelations,
If I share for the sake of sharing, knowing maybe it's gonna struck a chord for someone, that someone might share the same reality, I'm going in the right direction.
If I share here hoping to reach everyone, expecting everyone to understand me, convinced that they should agree with me because I found The truth, I've lost my path.
And still, I have done the exact same action, only the intention changed. But intention is everything....
*****
Quand je vis quelque chose d'agréable j'ai tout de suite envie de le partager.
Que ce soit quelque chose que je comprends, que je mange, que je (res)sens, j'aimerais que d'autres puisse vivre la même expérience et quand c'est possible je fais des choses dans ce sens.
Quand je partage ici mes idées, mes "vérités", mes révélations,
Si je les partage par pure envie de les partager, en sachant que peut-être ça parlera à quelqu'un, que quelqu'un partage peut-être la même réalité, je suis sur la bonne voie.
Si je partage dans le but de toucher et de plaire à tout le monde, m'attendant à ce que tout le monde me comprenne, convaincue qu'ils devraient partager mon opinion parce que j'ai trouver LA vérité, je me suis perdue.
Et pourtant, mon action est la même, seule l'intention diffère. Mais l'intention change tout...
*****
Quand je vis quelque chose d'agréable j'ai tout de suite envie de le partager.
Que ce soit quelque chose que je comprends, que je mange, que je (res)sens, j'aimerais que d'autres puisse vivre la même expérience et quand c'est possible je fais des choses dans ce sens.
Quand je partage ici mes idées, mes "vérités", mes révélations,
Si je les partage par pure envie de les partager, en sachant que peut-être ça parlera à quelqu'un, que quelqu'un partage peut-être la même réalité, je suis sur la bonne voie.
Si je partage dans le but de toucher et de plaire à tout le monde, m'attendant à ce que tout le monde me comprenne, convaincue qu'ils devraient partager mon opinion parce que j'ai trouver LA vérité, je me suis perdue.
Et pourtant, mon action est la même, seule l'intention diffère. Mais l'intention change tout...
Happy but not vegan
***** en français plus bas *****
I'm not vegan anymore. (Well that didn't last long!)
I'm not vegan anymore. (Well that didn't last long!)
I'm not vegan because I don't want to define myself and my life with a set of limited rules and get stuck in the boundaries i will have set for my self. I'm free and infinite and plan on staying this way.
It's easy to pick Love when facing a simple choice of Love or Hate, easy to pick Peace when asked to choose between Peace and War.
What's hard is having to choose between two different kinds of Peace, or two different kinds of War.
Our choices are never between Good and Bad, we'd all choose Good, we just don't have the same definition of Good, or we might not use the same way to get there.
Sometimes the virtuous intention is far away, in the past, the future or in an ideology, but it's always there somewhere, behind every action.
Sometimes our goal is our own well-being, sometimes someone else's, sometimes society's, but there's always a reason, something or someone to defend. And when we're defending ourselves, we think we're within our rights but often our end justifies any means.
Sometimes the virtuous intention is far away, in the past, the future or in an ideology, but it's always there somewhere, behind every action.
Sometimes our goal is our own well-being, sometimes someone else's, sometimes society's, but there's always a reason, something or someone to defend. And when we're defending ourselves, we think we're within our rights but often our end justifies any means.
In every situation Love, Respect and Non-violence will be my personal go-to rules.
I'm using my free-will to assess every situation and try to do "the right thing" every time, in accord to these core values.
When I have the choice between eating vegan, non-vegan, or nothing my priorities are : Vegan > Nothing > Non-Vegan. I'd rather not eat that eat something that goes against my core values, I don't need to systematically find a vegan equivalent to everything, there are a lot of things I can do without.
Now if I'm stranded on a desert island, starving, and the only food available is fish, I'll go fishing. It's called survival.
And if I'm a guest somewhere and my host offers me something that I don't usually eat but they would take offense at my refusal, I'll try and accept. It's called living together.
And if I'm a guest somewhere and my host offers me something that I don't usually eat but they would take offense at my refusal, I'll try and accept. It's called living together.
I'll always try and consider other people's needs and sometimes put them before my own, as long as it doesn't endanger my own life. And that's the actual tricky part. When do I consider myself endangered? Well, we all have to try and know ourselves as best as we can because we're gonna have to live anyway, and our actions and decisions will be based on our notion of safety. If I feel safe I'm peacefull, if I feel threatened I become belligerent.
In my everyday life, I can live off things that nobody suffered for (ethical, local, vegan, organic) why would I do otherwise?
It's not being a vegan, it's being me. It's what feels right for me, and it doesn't mean it IS right. It doesn't mean I'm gonna try to impose my way of doing upon you, it just means it's how I want to live my life and I wish people would go by with their own life and their own idea of right and just let me be me.
"People think you want them to do something or say something special... you don't. You just want them to be themselves, so you can be yourself"
- John Lennon
*****
Je ne suis plus vegan (ça n'aura pas duré longtemps!)
Je ne suis pas vegan parce que je ne veux pas me définir, moi ou ma vie, avec des étiquettes qui me confinent dans des limites que je me serai imposées. Je suis libre et infinie et je compte le rester.
Il est facile d'opter pour l'Amour quand on est face à un simple choix Amour ou Haine, facile de choisir la Paix quand on nous demande de choisir entre Guerre et Paix.
Ce qui est difficile c'est de choisir entre 2 sortes de Paix, ou 2 sortes de Guerres.
Nos choix ne sont jamais un réel choix Bien/Mal, quelque part on choisirait tous le Bien, nous n'avons juste pas la même définition du Bien, ou l'on n'utilise pas le même chemin pour y arriver. Parfois l'intention vertueuse est bien loin, dans le passé ou le futur ou dans une idéologie, mais elle sous-tend quand même chacune de nos actions.
Parfois notre but est notre propre survie ou bien-être, parfois celui de quelqu'un d'autre, parfois celui de notre société, mais il y a toujours une raison, toujours quelque chose ou quelqu'un à défendre. Et quand on se défend, on croit être dans notre bon droit mais bien souvent notre fin justifie des moyens qui ne correspondent pas à nos valeurs.
Dans chaque situation l'Amour, le Respect et la Non-Violence sont mes valeurs de base.
J'utilise mon libre-arbitre pour évaluer la situation et j'essaye à chaque fois de réagir en respectant ces valeurs.
Quand j'ai le choix entre vegan, non vegan ou rien mes priorités sont vegan > rien > non vegan. Je préfère ne pas manger que de manger quelque chose qui va contre mes valeurs, je n'ai pas besoin de trouver un équivalent pour chaque chose, il y a énormément de choses dont je peux me passer.
En revanche si je suis perdue sur une île déserte, que je meurs de faim et que la seule nourriture disponible est le poisson, j'irai pêcher. Ca s'appelle de la survie.
Et si je suis invitée quelque part et que mon hôte m'offre quelque chose que je ne mange pas d'habitude mais que je lui ferai insulte en le refusant, je l'accepterai. Ca s'appelle Vivre Ensemble.
J'essayerai toujours de prendre en considération les besoins des autres et parfois même les ferai passer avant les miens, tant que ça ne me met pas en danger. Et c'est la que ça se complique.
Quand est-ce que je me considère en danger?
Nous devons tous essayer de nous connaître au mieux parce que l'on est bien obligé de vivre et nos actions et nos décisions seront basées sur notre notion de sécurité. Si je me sens en sécurité je suis pacifique, si je me sens menacée je deviens belliqueux.
Au quotidien je peux vivre en ne mangeant que des choses pour lesquelles personne n'a souffert (éthique, local, vegan, bio...), pourquoi ferai-je autrement?
Ce n'est pas être vegan, c'est être moi. C'est ce qui me semble être juste et ça ne veut pas dire que c'EST juste. Ca ne veut pas dire que je vais essayer d'imposer ma façon de faire, ça veut juste dire que c'est comme ça que je veux vivre ma vie. J'aimerai parfois que les gens fassent leur vie en suivant leur propre idée de ce qui est juste et qu'ils me laissent être moi.
"Les gens pensent qu'on veut qu'ils fassent ou disent quelque chose de spécial... on ne veut pas. On veut juste qu'ils soient eux-même, pour pouvoir être nous-même"
- John Lennon
Diving deep into reality(ies)
***** En français plus bas *****
This week-end I experienced what it is to feel understood. I genuinely thought that I was bound to stay alone in my reality but I know now that some people see the same reality I see (or close enough). We have the same mindset, same references, and thus we can communicate easily, on another level. When you really think alike you don't need language.
This week-end I experienced what it is to feel understood. I genuinely thought that I was bound to stay alone in my reality but I know now that some people see the same reality I see (or close enough). We have the same mindset, same references, and thus we can communicate easily, on another level. When you really think alike you don't need language.
Animals don't need language because they feel each other, they are each other.
Evolution of man is in some aspects a de-evolution of nature. We're going backwards. We learned to talk because we stopped understanding each other.
By becoming ones we stopped being One. Being born as a person is dying as Infinity.
I am the universe and the universe is me, but when i start thinking that I'm A part of the universe I stop being part of it. I exclude myself from it.
It's not me and the universe, it's me the universe.
When I start thinking I stop knowing. When I start knowing I stop thinking.
Words are the death of Truth.
Right now I'm writing with my consciousness not my mind, when I try putting words on concepts with my mind I stop understanding them, I lose them. Like a dream you're trying to remember.
Reality is deeper than our understanding of it. You have to stop trying to understand, to start understanding.
I know my reality is not The reality. I know your reality is not my reality, nor The reality. I know there are infinite realities.
I know your reality can be very different from mine. What I didn't know is that your reality could be so similar to mine. And it feels damn good.
*****
Ce week-end j'ai su ce que ça faisait de se sentir comprise. Je croyais sincèrement que j'étais condamnée à rester seule dans ma réalité mais je sais maintenant que certains voient la même réalité que moi (ou suffisamment proche). On a la même mentalité, les même références et donc on communique aisément, à un autre niveau. Quand on partage la même pensée on n'a pas besoin du langage.
*****
Ce week-end j'ai su ce que ça faisait de se sentir comprise. Je croyais sincèrement que j'étais condamnée à rester seule dans ma réalité mais je sais maintenant que certains voient la même réalité que moi (ou suffisamment proche). On a la même mentalité, les même références et donc on communique aisément, à un autre niveau. Quand on partage la même pensée on n'a pas besoin du langage.
Les animaux n'ont pas besoin du langage parce qu'ils se "sentent" les uns les autres, ils sont les uns les autres.
L'évolution de l'Homme est quelque part une dé-évolution de la nature. On recule. On a appris à parler parce qu'on a cessé de se comprendre.
En devenant quelqu'un on cesse d'être Un. Naître en temps que personne c'est mourir en temps qu'infinité.
Je suis l'univers et l'univers est moi, mais quand je commence à penser que je suis une partie de l'univers, je cesse d'en faire partie. Je m'en exclus.
Ce n'est pas moi et l'univers, c'est moi l'univers.
Quand je commence à penser je cesse de savoir. Quand je commence à savoir je cesse de penser. Les mots sont la mort de la vérité.
En ce moment précis j'écris avec ma conscience et non mon esprit pensant, quand j'essaye de mettre des mots sur certains concepts avec ma pensée je cesse de les comprendre, je les perds. Comme un rêve qu'on essaye de se remémorer.
La réalité est plus profonde que ce que l'esprit peut en comprendre. Il faut cesser d'essayer de comprendre, pour commencer à comprendre...
Je sais qu'il y a une infinité de réalités, que ma réalité n'est pas LA réalité.
Je sais que ta réalité n'est pas ma réalité, n'est pas LA réalité.
Et je sais que ta réalité peut-être très différente de la mienne.
Ce que je ne savais pas c'est que ta réalité pouvait être si proche de la mienne. Et c'est sacrément bon.
The Eternal Question of Good vs. Bad
***** en français plus bas *****
Someone quoted this on a forum :
"I have a lot of beliefs... And live by none of them". Louis C.K.
And I answered with that one :
And I answered with that one :
"If you don't stand for something, you will fall for anything". Malcolm X
To which they answered :
To which they answered :
I have a problem with that quote. Only because you don't actively (or even passively) stand up for something you believe in, doesn't mean you will easily fall for some bullshit. Reminds me of this cartoon https://i.imgur.com/dVNpdl6.jpg.
It's entirely possible and even common to be a cynical asshole who does nothing about anything. I know because I am one.
Unless, of course by "you will fall for anything", Malcolm X meant that you will suffer the consequences of being just an observer. Which I find unlikely considering the wording.
Here is my (very long) answer :
Here is my (very long) answer :
This took me very deep, thank you! I hope I'll be able to express myself clearly because these days I see and understand things that I can't put into words.. I'm gonna try anyway.
I don't know the first thing about you and can't possibly pretend to know what/how you think but one of my best friend is a cynical asshole (which I tend to see as a realist actually, where I would be an optimist) so I'll discuss this as if it were him saying that.
The fact that you don't act to change things doesn't mean you encourage them or would actively do them if asked to.
I think you stand for something, you're just not doing anything about it all the time but you do have core values and when facing a personnal situation you answer to them.
All/Everything we do is react to the world with our own capabilities, through our own set of values, for our own survival (or sometimes for Love but that's another chapter, about how we put someone else's well-being ahead of our own). The difference is the limit we put as to what concerns us and what doesn't.
Minding your own business is not doing something bad, it's not doing anything at all, it's neutral. If done all the time in every moment of your day, it would be the ultimate Good, but in Life it's impossible.
People who don't intervene, we see it as not acting to prevent Bad, but it's also actively not doing anything Bad. It's a neutral and a positive, which is positive in the end.
When trying to prevent Bad, or actively working towards good, you often end up doing something someone else could see as Bad (like for defense' sake we're often attacking). So it's a positive and a negative.
People who're doing Bad things, they are defendig/trying to work towards their own notion of Good (what we see as an attack is there defense). It's a negative and a positive.
I know in the end my friend is "rooting for Good". He wouldn't harm someone on purpose, he will try not to harm people actively himself, but he won't go and try to prevent other people from harming others either. And that last part doesn't make him Bad. It makes him, in that moments, not Good, Neutral. He does stand strongely for something (may that be himself and his reality) and definitely wouldn't fall for anything (anyone's truth or reality).
Our problem is we see everything (other than us and our actions) as dual, Black and white, but the (50) shades of Grey apply only for us.
He did something Bad, so he is Bad. I did something bad but for a good reason so I am Good... "We judge ourselves by our intentions, and others by their actions".
As soon as someone is not doing something we see as Good, we see them as doing something Bad and that "allows" us to do something Bad in return (judge them, or trying to prevent them from doing something which is taking away their freedom) in the name of Good.
Taking someone else's freedom in the name of freedom doesn't make sense, and that's all we're doing all the time... There is no rationalisation or justification for going against your values (like France setting aside universal human rights during the state of emergency, there's no Good in that).
I think your doing nothing is you trying not to do bad, so it's actually you being Good, according to your values.
At the end of the day, Doing/Being is always doing something Good and something Bad at the same time, depending which reality you're looking at/through.
Observing without intervening, being Neutral, it the ultimate Truth, it's the middle way. Siding for Good or Bad is the same in the end, but I don't think it's really possible to ever be Neutral all the time. We always end up doing good or bad at some point. Let's just try to be as conscious as we can of ourselves and our actions so as to always try to have Good at heart, being Neutral or positive according to our values, knowing that for someone it might be bad. Let's accept that.
Good guys sometimes do Bad things, and Bad guys sometimes do Good things, we just refuse to see/acknowledge them.
In the end there are no good or bad guys, there are only human beings. Subjective, fallible, imperfect, different.
In the end there are no good or bad guys, there are only human beings. Subjective, fallible, imperfect, different.
All we can do is be ourselves (which is another huge chapter altogether) and do our best, and when confronted to "Bad", as often as possible try to see the world through other people's eyes, try to understand the reality they're living in, trying to understand where their actions are coming from.
While trying to work towards our own version of Good, we should try not to prevent anyone from doing the same.
We should all work on ourselves because in the end it's not only about knowing the rules, it's about knowing yourself and knowing when to apply the rules.
*****
Quelqu'un a posté cette citation sur un forum :
*****
Quelqu'un a posté cette citation sur un forum :
"J'ai plein de croyances... Et je ne vis selon aucune d'elle." Louis C.K.
J'ai répondu avec celle-ci:
"Si vous ne vous levez pas pour quelque chose, vous tomberez pour n'importe quoi." Malcolm X.
Ce à quoi il a répondu :
J'ai un problème avec cette citation. Simplement parce que tu ne défends pas activement (ou même passivement) quelque chose auquel tu crois, ça ne veut pas dire que tu vas facilement tomber pour tout et n'importe quoi. Ca me rappelle ce dessin https://i.imgur.com/dVNpdl6.jpg ("Ceux qui n'étudient pas l'Histoire sont condamnés à la répéter. Mais ceux qui l'étudient sont condamnés à rester impuissants pendant que tout le monde la répète.")
C'est totalement possible d'être un connard cynique qui ne fait rien à propos de rien. Je le sais parce que j'en suis un. A moins bien sûr, que par "tomber pour n'importe quoi", Malcolm X veuille dire qu'on subirait les conséquences d'être un simple observateur. Ce qui est peu probable étant donné la formulation.
Voici ma (très longue) réponse:
Ca m'a emmené loin merci! J'espère réussir à m'exprimer clairement parce que ces temps-ci je vois et comprends des choses que je n'arrive pas à exprimer avec des mots... Je vais quand même essayer.
Je ne sais rien de toi et ne prétends pas savoir comment/ce que tu penses mais un de mes très bons amis et un connard cynique (que je vois plutôt comme un réaliste, quand moi je suis une optimiste) donc je vais faire comme si c'était à lui que je répondais.
Le fait que tu n'agisses pas pour changer les choses ne veut pas dire que tu encourages la situation ou que tu ferais activement quelque chose si on te le demandait.
Je pense que tu as des convictions, tu n'es juste pas constamment en train de les défendre ou de faire quelque chose à leur sujet. Mais face à une situation qui te concerne directement tu répondrait en respectant tes valeurs.
On ne fait que réagir au monde avec nos capacités, à travers notre vécu et nos valeurs, pour notre survie (ou parfois par Amour mais c'est un tout autre chapitre, le fait qu'on puisse mettre le bien-être de quelqu'un d'autre avant le nôtre). La différence c'est la limite que l'on met entre ce qui nous concerne et ce qui ne nous concerne pas.
On ne fait rien de mal quand on ne s'occupe pas de ce qui ne nous concerne pas. On ne fait rien, on est neutre. Si on faisait ça tout le temps, à chaque moment de la journée, ce serait le Bien ultime, mais dans la vie c'est impossible.
Les gens qui n'interviennent pas, on voit ça comme une non-action pour empêcher le mal, mais c'est aussi activement ne rien faire de mal. C'est un neutre et un positif, ça reste positif au final.
Quand on essaye d'empêcher le mal, ou d'agir activement pour le bien, on finit souvent par faire quelque chose que quelqu'un pourrait voir comme mal (comme quand on attaque pour se défendre). C'est un positif et un négatif.
Les gens qui "agissent mal" essayent la plupart du temps de défendre leur propre notion du bien ou d'essayer d'aller dans ce sens (ce qu'on prend pour une attaque est leur défense). C'est un négatif et un positif.
Je sais qu'au fond mon ami ne blesserait personne volontairement lui-même, mais il ne passe pas sa journée à empêcher des gens d'en blesser d'autres. Et ça ne fait pas de lui quelqu'un de mauvais. Dans ces moments là il n'est ni bon ni mauvais, il est neutre.
Il défend fortement quelque chose (que ce soit lui ou sa réalité) et ne tomberait certainement pas pour n'importe quoi (la réalité ou la vérité de n'importe qui).
Le problème c'est qu'on voit tout (à part nous et nos actions) de façon duelle, en noir et blanc, et les (50) nuances de gris ne s'appliquent qu'à nous.
Il a fait quelque chose de mal donc il est mauvais. J'ai fait quelque chose de mal mais j'avais une bonne raison donc je suis bon...
"On se juge sur nos intentions et les autres sur leurs actions."
Dès que quelqu'un ne fait pas quelque chose que nous voyons comme bon, nous les voyons comme mauvais et cela nous "autorise" à faire quelque chose de mal en retour (les juger ou essayer de les empêcher de faire ce qu'ils veulent, ce qui revient à les priver de leur liberté) au nom du bien.
Priver quelqu'un de sa liberté au nom de la liberté n'a pas de sens, et on ne fait que ça constamment... Aucun rationalisation ou justification ne devrait nous permettre d'aller contre nos valeurs (comme la France qui met de côté les droits de l'homme pendant l'état d'urgence, il n'y a rien de Bon là-dedans).
Je pense que l'inaction peut être une façon d'essayer de ne pas faire de mal, c'est donc une façon d'être bon, selon tes valeurs.
Au bout du compte, faire/être c'est toujours faire quelque chose de bien et de mal en même temps, cela dépend simplement de la réalité à travers laquelle on regarde.
Observer sans intervenir, être neutre, c'est l'ultime vérité, c'est la voie du milieu. Se placer du côté du bien ou du mal revient finalement au même, mais je ne pense pas qu'il soit possible d'être neutre constamment. On finit toujours par faire quelque chose de bien ou mal à un moment donné.
Essayons d'être le plus conscient possible de nous-même et de nos actions afin d'avoir toujours une bonne intention, d'être neutre ou positif selon nos valeurs, sachant que pour quelqu'un ça pourrait être vu comme négatif. Acceptons-le.
Les "gentils" font parfois de mauvaises actions, et les "méchants" font parfois de bonnes actions, mais on refuse de les voir, de les accepter.
Au fond il n'y a ni gentils ni méchants, il n'y a que des êtres humains. Subjectifs, faillibles, imparfaits, différents.
Tout ce qu'on peut faire c'est être nous-même (ce qui mérite un chapitre entier!) et faire de notre mieux. Et quand confrontés au "mal" essayer le plus souvent possible de voir le monde à travers les yeux de l'autre, essayer de comprendre la réalité dans laquelle il vit, essayer de comprendre d'où viennent ses actions.
Tout en essayant de travailler à notre propre version du Bien, il nous faut essayer de ne pas empêcher les autres d'en faire autant.
Nous devrions tous travailler sur nous-même parce qu'au fond il ne s'agit pas seulement de connaître les règles, il s'agit de se connaître soi-même et de savoir quand appliquer les règles.
vendredi 30 octobre 2015
Vegan and happy
***** en français plus bas *****
I've been a "real" vegan for about 2 seconds, but you have to start somewhere haven't you?
I've been a "real" vegan for about 2 seconds, but you have to start somewhere haven't you?
As everything I've ever done, it looks like it appeared out of thin air one morning but it didn't. It's something that I've considered, thought of, talked about with people, tried to understand etc... for quite a while.
But as everything I've ever done, out of thin air one morning, it made sense to me. Suddenly (but not so suddenly) I was a vegan.
It's not because I've been told it's healthy, it's not because I've been told you must do it to protect animals, it's not a spiritual rite or ritual, all in all it's not someone else's theory I accepted and decided to follow.
But it is, at a personnal level, all these things together. It just didn't come from outside, it came from inside, as everything should.
It's a health choice because I feel and am healthier this way, it's a logical choice because it fits my convictions, it's a spiritual choice because I feel happier and more serene this way.
It's feels right to me, to my body, to my environment. It makes my body, mind and conscience happy.
I didn't suddenly stop eating 80% of my habitual diet because someone told me to or because I decided to force myself this way (as a lot of people seem to think I did). I gradually, naturally, without really realizing it, started to eat a plant-based diet. I gradually came to accord with myself.
As long as I was eating meat I didn't want to think about it but I knew what it implied, and somewhere inside me I was torn. I had convictions and was not acting accordingly to them which made me feel bad even if I was not conscious about it. The moment I started my inner journey, started to discover and listen to my core self and be in accord with my convictions, I felt lighter, happier and somewhere along that road veganism became natural.
When you sum it up and look at it quickly for some people it looks extreme: I'm a vegan who on top of it doesn't smoke or drink alcohol (or coffee or sodas). And it would be extreme if I wanted all those things ans I was forcing myself to do so, but it doesn't requier the least effort on my part, it simply feels good. Veganism gives me inner peace and better health.
People who instantly think I'm crazy/extreme or whatever just don't try to understand me. They ask, but they don't listen to the answer. And that's because if they had to do what I do (which I never ask or expect anyone to do, because it's a personnal choice) it would mean depriving themselves of a lot of things that give them pleasure and they think it cannot be any other way. To them I obviously miss animal products, lie to them and to myself when I say otherwise and would be happier if I came back to a "regular" diet.
But I really don't miss anything and I really feel happier this way.
It's what I want, it's who I am and I'm not asking anyone to do the same because it is something that has to feel natural and come from inside to be and feel right.
What I do ask is for people to stop judging me for it through their own beliefs and/or convictions. Thinking that you need to eat meat or dairy to be healthy or even to be normal is a belief, it's not the reality, it's not my reality. Thinking that being vegan is healthier is my reality.
Do what feels right for you, be free to do and eat whatever you like and feel good about it, just let me do the same.
*****
Je suis une "vraie" vegan depuis 2 secondes, mais il faut bien commencer quelque part non?
*****
Je suis une "vraie" vegan depuis 2 secondes, mais il faut bien commencer quelque part non?
Comme tout ce que j'ai toujours fait, ça semble tout droit sorti de nulle part, apparu par hasard un matin. Mais ce n'est pas le cas. C'est quelque chose que j'ai envisagé, réfléchi, discuté, essayé de comprendre... depuis un certain temps.
Mais comme tout ce que j'ai toujours fait, tout droit sorti de nulle part et apparu par hasard un matin, ça a pris tout son sens. Soudainement (mais pas si soudainement), j'étais vegan.
Ce n'est pas parce que l'on m'a dit que c'était plus sain, ce n'est pas parce qu'on m'a dit qu'il faut à tout prix protéger les animaux, ce n'est pas un rituel spirituel ou religieux, au bout du compte ce n'est pas la théorie de quelqu'un d'autre que j'ai soudain accepté et décidé de suivre.
C'est, à un niveau personnel, un peu toutes ces choses ensemble mais ce n'est pas venu de l'extérieur, c'est venu de l'intérieur, ce qui devrait être le cas pour tout.
C'est un choix de santé parce que je me sens mieux comme ça, c'est un choix logique parce que ça correspond à mes convictions, c'est un choix spirituel parce que je me sens plus heureuse et sereine de cette façon.
Ca me parait bon pour moi, pour mon corps, pour mon environnement.
Ca rend mon corps, mon esprit et ma conscience heureux.
Je n'ai pas tout à coup arrêté de manger 80% de mon régime alimentaire habituel parce que quelqu'un me l'a dit ou parce que j'avais décidé de me forcer à le faire (comme beaucoup de gens semblent le penser). J'ai progressivement, naturellement, sans même le réaliser, commencer à manger suivant un régime à base de plantes. Je me suis progressivement mise en accord avec moi-même.
Tant que je mangeais de la viande je ne voulais pas y penser mais je savais ce que ça impliquait, et quelque part en moi j'étais divisée. J'avais des convictions mais je n'agissais pas en accord avec elles ce qui me faisait me sentir mal même si ce n'était pas conscient.
Dès que j'ai commencé mon chemin intérieur, que j'ai commencé à découvrir et à écouter mon moi profond et à me mettre en accord avec mes convictions, je me suis sentie plus légère, plus heureuse et quelque part sur ce chemin devenir vegan est apparu comme naturel.
Quand on résume et qu'on regarde rapidement pour certains ça semble extrême : Je suis une vegan qui en plus de ça ne fume pas et ne bois pas d'alcool (ni de café ou sodas).
Et ce serait en effet extrême si j'avais envie de toute ces choses et que je me forçais à m'en priver, mais ça ne me demande pas le moindre effort, ça me fait me sentir bien.
Le végétalisme me donne paix intérieure et meilleure santé.
Les gens qui instantanément pensent que je suis folle/extrême n'essayent simplement pas de me comprendre. Ils me questionnent mais n'écoutent pas la réponse. Et c'est parce que s'ils devaient faire ce que je fais (ce que je ne demande à personne puisque c'est un choix personnel) cela signifierait pour eux une privation d'un tas de choses qui leur procure du plaisir and ils ne pensent pas qu'il puisse en être autrement. Pour eux les produits animaliers me manquent forcément, je leur mens ainsi qu'à moi-même quand je prétends le contraire, et je serai plus heureuse si je revenais à un régime "normal". Mais rien ne me manque et je me sens vraiment plus heureuse comme ça.
C'est ce que je veux, c'est qui je suis et je ne demande à personne d'en faire de même parce que c'est quelque chose qui doit être naturel et venir du for intérieur pour être et paraître juste.
Ce que je demande aux gens c'est de cesser de me juger à travers leurs croyances et convictions. Penser que manger de la viande ou des produits laitiers est nécessaire pour être en bonne santé ou pour être "normal" est une croyance, ce n'est pas la réalité, ce n'est pas ma réalité.
Penser qu'être vegan est plus sain est ma réalité.
Faites ce qui vous semble juste, soyez libres de faire et de manger ce qui vous plaît et qui vous semble bon, mais laissez moi faire pareil.
Inscription à :
Articles (Atom)