vendredi 28 février 2020

Les poèmes de Noème

Voyage, voyage…

En dehors du dedans.

Les mots se passent de sens comme le sens se passe de mots.

Sons, musique, bruits.

White fire

Cold fire

Burning snow

Burning emotions

Consuming ego

Se diluer dans le son

Se dissoudre dans la musique

Se fondre

Frissonner, fissurer, imploser, exploser… dans le calme le plus total.

Façonner la réalité

Croire et voir

Laisser aller, laisser couler, laisser filer.

Filer le brin unique et infini de la vie.

Vibrer, frissonner, tout ressentir. Encore. Plus.

Moins. Fort. Subtil. Oublier.

Et recommencer


Cheminer de moi vers Soi

Absorber les éléments

Se nourrir de lumière

Ne pas demander pour mieux recevoir

Ne pas poser de question pour entendre les réponses

Ne rien dire pour mieux communiquer

S’oublier pour tout connaître

Ressentir. Expérimenter. Vivre.

Respirer

C’est entre moi et Soi. Le reste n’est qu’illusion.

Allumer un feu à l’intérieur.

Brûler ce qui n’a plus sa place.

Pas de cendres. Tout consumer.

Pureté. Legereté

Floating o/in sound

Se laisser transformer

Disparaître et réapparaître. Autrement.

Chaque moment un cocon.

Turning into light

Brûler le juge et ses jugements

Qu’il devienne juste, et justement

Qu’il se juge sans juger, s’il est juste ou non

De laisser l’autre décider, en son nom 



lundi 10 février 2020

Notebook excerpts

10 février 2020

I want a break. 

From people. Including the person I’m trying to be. 

I want to be. Not be someone or something or be doing or having.

Just BE.

I want a break from having to tell people who I am or am not, what I do or don’t, if I’m ok or not. 

I want to wake up, breathe and Be.

Nothing else.

I want to face the void.

The pain.

The fear.

The guilt.

The shame.

I want to look them in the eye and stay focused. Stay conscious. Stay present.

I want to be with myself, in myself; and just that.

Just for a while..

Just the time it will take, for me to find myself; find my balance and be able to keep it around people.

Because I have it all.

I have Peace, Love & Happiness in and around me but I keep losing track of it because I tune in with people instead of tuning in with myself.

Everything is perfect as it is but people keep asking me, what's next?

Life is enough as it is but people keep asking me, what else?

Being is enough. Breathing is enough. Water is enough.

Pain is ok. Suffering is part of the whole.

I don't want to owe anything to anyone.

No money. No status. No explanation. No word.

mercredi 21 novembre 2018

Le coeur de l'homme

Ce matin j'ouvre le 3ème tome de la saga islandaise que je suis en train de lire, Le coeur de l'homme, et, pour la énième fois depuis que je l'ai commencée, je le repose à peine 2 minutes plus tard pour observer une reflexion ou une émotion que son auteur, Jón Kalman Stefánsson, a fait surgir en moi. Après avoir repris et reposé le livre 2 ou 3 fois j'ai eu envie de partager l'une de ces méditations. 
A écouter ici.

lundi 14 août 2017

Idées sur Dieu au réveil

Hier j'ai écouté les émissions d'Adèle Van Reeth sur les méditations de Descartes (1, 2, 3 et 4) et tout en écoutant je méditais moi-même. Méditer c'est quoi? Pour moi c'est une réflexion avec tout ce qu'on est, et pas simplement avec la tête, les pensées, l'esprit. C'est la contemplation et la réflexion, et encore autre chose. Bref, je méditais sur Dieu, j'écrivais (je partagerai peut-être dans un autre article les notes prises pendant cette écoute méditative), et puis je me suis endormie. Au réveil mes méditation avaient pris la forme d'une réflexion, que voici : Idées sur Dieu au réveil - 14 août

vendredi 11 août 2017

Oser la voix

Envie d'essayer quelque chose de différent. De mettre une voix sur mes mots, de leur donner le ton.

J'écris beaucoup, je publie très peu.
Ce que j'écris à la main dans mes carnets, je l'écris sous le coup de l'émotion. Parfois au moment où je l'écris je me dis "tiens, ça ça pourrait aller sur le blog" et puis je referme le carnet et j'oublie. Et puis même quand j'y repense, au moment de reprendre le carnet et de transcrire sur l'ordinateur, je relis et une fois sur deux je me dis qu'en fait c'est aussi bien que ça reste dans mes carnets. Et puis les quelques fois où oui, il y a bien quelque chose à en tirer de ces pages là, le passage du manuscrit au numérique transforme tout, et le billet que je finis par poster n'a plus rien des idées jetées sur le papier. Alors j'ai envie d'essayer quelque chose de nouveau. Au lieu de recopier le contenu de mes carnets je vais les lire, ou en lire des extraits en tout cas, et partager les enregistrements de ces lectures.
Ce ne sera pas chronologique. Parfois je replongerai dans de vieux carnets pour enregistrer une page ou deux et parfois, comme ici, ce sera l'écriture fraîche du jour même que je lirai. On verra bien. Comme tout, c'est avant tout une expérience. Une première et une dernière fois.
Tout est un commencement. Ceci n'en est qu'un parmi d'autres...
C'est par ici qu'il faut cliquer : Oser la voix - 11 juillet

jeudi 10 août 2017

Le courage est un commencement - Jankélévitch

Le courage

" Il faut commencer par le commencement. Et le commencement de tout est le courage. "


Le pardon

En écoutant Avoir raison avec Vladimir Jankélévitch  (Le courageLe pardonLa musiqueLe tempsL'amour) par Adèle Van Reeth, je me demande comment Catherine Clément, qui a connu et travaillé avec Jankélévitch, peut passer à côté de la distinction entre l’homme et ses idées. Même si Jankélévitch défendait l’idée que l’homme et sa pensée ne font qu’un, il s’est retrouvé face à sa propre pensée et ne s’y est pas reconnu quand il s’est soudain cru incapable de pardonner (en réalité il n’y avait ni situation précise, ni individu identifié ni demande de pardon et donc rien à pardonner, juste quelque chose qui semblait soudain relever de l’inhumain, notion encore plus dangereuse que l’impardonnable.)

Comment cette philosophe (C. Clément) peut déclarer avoir été « eue » par Jankélévitch qui se lie d’amitié avec un jeune allemand après avoir rayé de sa vie (et censuré dans son entourage) pendant des années l’Allemagne et tout ce qui s’y rapportait? Comment ne peut elle pas comprendre le subjectif, l’irrationnel, la douleur, à la base de cette posture? 
La thèse de Jankélévitch sur le pardon n’est à mon avis pas remise en cause par sa posture sur l’Allemagne car elle ne relève pas de l’absence de pardon mais du blâme. Il se met soudain à blâmer l’Allemagne pour le nazisme, pour l’holocauste. Il va jusqu’à blâmer Mozart, pas sans ignorer qu’il n’y était pour rien. Qui alors est en posture de demander pardon? Lui, pour un pareil amalgame. Mais il n’en est pas là. Lui veut comprendre, il voudrait pouvoir pardonner, mais il se rend compte qu’il n’y a rien à pardonner. L’horreur est trop grande, l’absence de repentir encore pire. Il y a trop de coupables et pourtant aucun responsable. Il lui en faut un, ce sera l’Allemagne. C’est puéril, illogique, c’est foncièrement humain. Il n’est, au moment où il prend cette décision, et à chaque fois qu’il l’entérine, pas Jankélévitch le philosophe, mais Jankélévitch l’homme. 

Jankélévitch qui ne pardonne pas ne remet pas en cause, selon moi, la thèse de Jankélévitch sur le pardon. Il n’y a pas de réel paradoxe, juste la preuve qu'envers et contre tout (et toutes nos plus hautes idées) nous restons humains. L’impardonnable c’est la blessure encore ouverte. La blessure du nazisme trop vive, les actes de ces hommes trop incompréhensibles et dans une temporalité trop proche de sa propre vie, de sa propre mortalité, pour envisager un pardon. Car le pardon ne peut être que dans l’instant, dans la relation. Ce que fait Jankélévitch en rayant les allemands de sa vie c’est tenter de continuer à vivre, trouver une façon de continuer à aller de l’avant malgré le passé, puisque l’irréversibilité du temps ne lui permet aucun autre choix. Ce qu’il a vu, vécu, il ne peut pas le comprendre, alors il ne veut pas y penser. Il pourrait pardonner, mais qui lui demande pardon? Jusqu’à ce qu’il rencontre ce jeune allemand qui lui apprend justement, à pardonner. Car qu’a t-il fait d’autre, en répondant à ce jeune homme, puis en se liant avec lui, que de pardonner « aux allemands », et surtout de se pardonner à lui même? Jankélévitch était un homme brillant. Il savait que Mozart n’avait rien à faire avec le nazisme. S’il refusait d’écouter sa musique ce n’est pas qu’il ne pouvait pas lui pardonner quoi que ce soit, c'est parce qu'intellectuellement, moralement, il n’arrivait pas, dans son coeur, dans sa douleur, à détacher le nazisme de l’Allemagne et des allemands. Pas encore. Ce boycott des allemands n’a rien de philosophique, c’est entièrement émotionnel, entièrement humain. Ce que n’est pas la philosophie puisqu’elle est au dessus de l’homme. Nos idées sont toujours au-dessus de nous, nous tendons vers nos idéaux, mais nous restons humains, malgré tout. 

Je ne suis pas philosophe. Je ne découvre Jankélévitch qu’aujourd'hui à travers les émissions que je viens d'écouter, mais plus j’écoutais lesdites émissions plus sa pensée m’était familière. Toute philosophie, toute idée poussée un peu loin semble paradoxale mais si l’on y regarde de plus près le paradoxe n’est pas dans l’idée elle-même mais dans la confrontation de celle-ci au réel, à la vie. Car une idée n’est pas vivante, l'homme qui la pense et la formule si. Le pardon dans la pensée de Jankélévitch est parfait, simple (dans le sens de clair, pas de facile), évident. Il peut le définir, l’expliquer, l’appliquer… en théorie. Le pardon dans la vie de Jankélévitch c’est une autre histoire. 
Ces actes impardonnables le sont-ils vraiment, et pourquoi? Si chacun des responsables se repentaient réellement, sincèrement, et demandaient pardon leur refuserait-il son pardon? Ce qui est impardonnable c’est de ne pas demander pardon, mais alors il n’y à rien à pardonner, et donc rien d’impardonnable. Voilà encore un beau paradoxe. Jankélévitch est face à l’atrocité et à l’absence de repentir, c’est ça qui lui donne l’illusion de l’impardonnable. En rayant de sa vie l’Allemagne Jankélévitch fait un amalgame, qui va à l’encontre total de sa philosophie. Il n’y a pas de paradoxe, sa pensée est claire, c’est simplement que son action ne reflète plus sa pensée. Il ne peut pas pardonner à un/des individus (entre autre car personne ne se repent), alors il « punit » un peuple. 
Il voudrait pouvoir avancer, pouvoir se dire que la vie continue et que les allemands ne sont pas tous nazis, écouter Mozart sans avoir le coeur au bord des lèvres et l’océan au fond des yeux. Mais il ne peut pas. Tout lui rappelle ce qu’il a vu, vécu. Alors il ferme les yeux. Il n’est pas possible que des hommes aient fait ça. Il est un homme, jamais il n’aurait fait ça, ce qui ont fait ça sont inhumains. Et pourtant ils sont humains et il faut vivre avec cette idée. Il ne le peut pas. Il ne peut pas non plus les punir, ce n’est ni son rôle ni sa place. Tout ce qu’il peut faire c’est de ne pas leur pardonner. Mais ils ne réclament pas son pardon. Il veut pourtant les punir, il veut exprimer son incompréhension, il veut que leur immoralité soit mise à jour. Se contenter de les "boycotter" eux, ça ne suffit pas. Alors il boycotte leur peuple. C’est un acte de révolte, une façon de réagir, de rester vivant, de dire l’ineffable, de dire à celui qui ne demande même pas pardon qu’il est impardonnable. 
Ce boycott n’a rien à voir avec sa philosophie, sa pensée, et tout à voir avec ses émotions. Ce n'est pas Jakélévitch le philosophe qui agit de la sorte mais Jankélévitch l'homme. Comme il ne peut se détacher de sa pensée il ne peut faire cette distinction mais nous qui ne sommes pas lui le pouvons, et C. Clément le devrait. Ce boycott c’est un cri de douleur, un geste irrationnel car la raison n’a rien à faire dans l’holocauste. La pensée de Jankélévitch n’a rien de paradoxal, pas son idée du pardon en tout cas. Le paradoxe, je le répète, est entre l’idée et l’homme mais ce n’est pas un paradoxe, c’est simplement l’homme qui n’est pas à la hauteur de son idéal. Car en réalité s’il avait suivi son raisonnement il aurait vu qu’il n’y avait rien d’impardonnable puisque pas de pardon demandé. Cette situation n’entre tout simplement pas dans la catégorie du pardon. 
Ce qu’il vit c’est sa douleur, qu’il n’arrive pas à regarder en face. S’il avait était plus rationnel, moins blessé, il aurait rejeté le nazisme et non l’Allemagne, s’il avait été un saint il aurait pardonné les nazis qui auraient demandé pardon. Mais il était blessé, irrationnel, et humain, alors il les a tous mis dans le même sac et il ne les a plus regardés, plus écoutés. 
Et puis, malgré tout, le temps a passé. Un jeune allemand courageux et innocent lui a écrit. Il a reconnu cette innocence, et il a commencé a guérir sa blessure, en secret, car son refus de l’Allemagne faisait maintenant trop partie de lui. Il aurait pu, publiquement, changer sa position, n’en a t-il pas eu le courage, ou pas vu l’utilité, je ne suis pas sûre qu’il nous soit nécessaire de le savoir. Jankélévitch était un grand penseur, mais avant tout un homme, ni petit, ni grand, simplement humain.

La vraie situation de pardon dans cette histoire, et le moment où il a été totalement en accord avec ses idées, c’est quand ce jeune allemand lui demande des comptes et qu’il reconnaît son innocence. Il y a 2 pardons, celui du jeune allemand qui pardonne à Jankélévitch de l’avoir blâmé sans raison (mais est-ce réellement un pardon puisque Jankélévitch ne demande pas pardon), et Jankélévitch qui pardonne à ce jeune allemand. Mais qui lui pardonne quoi? D’être allemand? (et est-ce réellement un pardon puisque lui non plus ne demande pas pardon, il n'a en réalité aucune raison de le faire)
Il faudrait que je lise Jankélévitch pour poursuivre correctement mon idée, mais quelque chose qu’il n’a peut être pas eu la chance d’apercevoir, car la guerre a ouvert en lui une blessure trop profonde qui l’a empêché de poursuivre son idée « objectivement »  - même si l’objectivité n’existe pas, disons alors plutôt « théoriquement » - c’est qu’on ne pardonne au fond toujours qu’à soi-même, ou pour soi-même. Ce qui se passe au moment où Jankélévitch entame une relation avec ce jeune allemand, c’est qu’il recommence à vivre normalement. Ce n’est pas un pardon, c’est juste le temps qui passe…

Le pardon n’est qu’un reconnaissance de responsabilité. On le demande pour reconnaître nos torts, on le donne quand il n’est pas demandé pour assigner la responsabilité. 
On ne demande sincèrement pardon à l’autre que lorsque l’on a compris notre responsabilité réelle et que l’on s’est pardonné à soi-même.
Si l’on refuse de demander pardon c’est que l’on refuse sa propre responsabilité.
S’il l’on refuse de pardonner c’est que l’on refuse d’accepter la situation ou que l’on pense que le repentir n’est pas sincère. Et quand la situation est trop « inhumaine » on a toujours l’impression que le repentir n’est pas sincère. 


Le temps 
(idées en vrac)

« S’il disposait d’un temps infini, l’homme serait stérile ».
C’est quand on a l’impression de ne pas avoir le temps qu’on fait le plus de choses.
Quand on pense avoir le temps on ne fait rien, ou moins.
Il faut avoir l’impression de ne pas avoir de temps pour avancer plus vite.
Il faut avoir quelque chose à perdre pour le défendre. 
Il faut avoir peur de la mort pour se sentir vivant.

Quand on n’a pas peur de la mort il est plus difficile de trouver des raisons de vivre.
Mais quand on n’a pas peur de la vie il est difficile de trouver des raisons de mourir.
Quand on n’a peur de rien, vivre devient facile mais ennuyeux.
Pour sortir de l’ennui il faut s’inventer de nouvelles peurs, ou se rappeler que l’ennui n’est qu’un déguisement pour la peur d’être avec soi-même.

Chaque instant est une première et une dernière fois.


Ce qui manque est toujours présent, sinon on n’en ressentirait pas le manque. Si j’ai conscience de ce qui manque c’est que ce qui me manque existe. Si ce qui manque n’existait pas cela ne pourrait me manquer. Si ce qui manque, la présence, le presque rien, c’est l’Essence, alors l’Essence existe, sinon je ne saurais pas qu’elle me manque.

mercredi 18 janvier 2017

After Master Chef, Master Monk ?

That is something I would like to try !



"The Ascent is a live-action performance installation that allows individual participants to levitate over 30 feet into the air through interactive sound and lighting via the power of their own focus and meditation."

Description:
PART GAME.
PART MENTAL GAUNTLET.
PART HERO’S JOURNEY.

jeudi 10 novembre 2016

Life is amazingly magical and magically amazing

I don't know where to start.
I sleep less and less these days, and I think more and more. It's not that I think that much in the way I used to (overthinking, trying to understand everything), it's like, I feel I understand more and more. I stopped trying to understand and thus I understand, twisted right? 

I accept life as it comes, take everything as it is, don't fight the present and go smoothly with the flow. Bentinho Massaro's outlook on life has helped me tremendously with this.

Since I've been living this way, alsmost everything I've experienced (seen, heard, felt, been through..) has taught me something, big or small. 
Every time I watch a movie, read a book, listen to someone, it goes way beyond the simple words. It reaches out to me. 
Everything feels personal. I can relate to everything. I am either a cause or a consequence of everything that happens to me. 
And yet nothing matters, or more accurately everything matters. There are no important things, other than the ones I give importance too. No one can force me to be a certain way, I always choose my reality. 

Life is getting simpler, lighter, happier every day. 
Science, philosophy, art, everything brings me back to me, my reality. It's the only one I'll ever experience so all I can do is try to explore it as much as I can. 

I've always tried to understand people and make them happy. And sometimes I did, but I rarely knew it, so I felt frustrated. 
Now I understand that the moments where I had a most positive impact was when I stopped trying to please people and was just being me. 

All I can do is be me, so the only "have to" that I go by now is "I have to be myself". Not even my best self, there's no such thing. In everything I do I could find someone who supports me and someone who rejects me. And it doesn't matter. 
All I want to do is be kind and fair, but who's gonna judge? So I'll just be kind and fair according to me, because it's the best I can do in my subjective reality. 
I don't want to hide behind fear or good will. I want to live by joy and love. "Why are you doing this or that?" "Because I love doing it". Not because I think it's the right thing to do, not because I think people are gonna love it, but because I love it. There's too much to do and not enough time to bother with things I'm not passionate about. 

I woke up at 4 this morning and the wintery night didn't encourage me to get out of bed so I put on a movie. Groundhog Day. I understood so much, about myself, life, the way I experience it. Live life, learn life, love life. Repeat.
And it's the same everytime now. There are no good movies or bad movies anymore, only movies and the way I see them, the lessons I take from them. 
There are no good or bad, incredible or tragic events, there are only events. There are no truths or lies, there are only realities. Plural. 
There is no such thing as objectivity. There are no such things as wisdom or crazyness. There are only infinite ways to experience life. And mine is the only one I got, the only one there is, as far as I'm concerned. 
Everything feels surreal, everything could be made up, but everything seems real at the same time. So I get to choose what's real for me, and I choose love, joy, faith, trust. I choose to look only at things that makes my heart expand. I accept the rest, I won't look the other way when presented with something I "don't like" but I won't go and look for it either. If something unwanted happens I won't deny it's happening I'll just accept it. I'll try to find the silverlining, the rainbow in the rain, the opportunity in chaos. There is always a bigger picture, a bigger scale. Or a smaller one. Everything is important, yet nothing is. I get to decide. In every moment.
Life is a joyful game. Dare play!

mardi 26 avril 2016

Faire de toute vie une oeuvre d'art...


Je découvre Michel Foucault et son « idée selon laquelle la principale œuvre d’art dont il faut se  soucier, la zone majeure où l’on doit appliquer des valeurs esthétiques, c’est soi-même, sa propre vie, son existence » 

« Ce qui m’étonne, c’est le fait que dans notre société l’art est devenu quelque chose qui n’est en rapport qu’avec les objets et non pas avec les individus ou avec la vie; et aussi que l'art est un domaine spécialisé fait par des experts qui sont les artistes. Mais la vie de tout individu ne pourrait-elle pas être une œuvre d’art ? Pourquoi une lampe ou une maison sont-ils des objets d’art et non pas notre vie ? » 

« Voilà ce que j’ai essayé de reconstituer : la formation et le développement d’une pratique de soi qui a pour objectif de se constituer soi-même comme l’ouvrier de la beauté de sa propre vie »



« Si je devais écrire un livre pour communiquer ce que je pense déjà, avant d'avoir commencé à écrire, je n'aurais jamais le courage de l'entreprendre. Je ne l'écris que parce que je ne sais pas encore exactement quoi penser de cette chose que je voudrais tant penser. [...] Je suis un expérimentateur en ce sens que j'écris pour me changer moi-même et ne plus penser la même chose qu'auparavant. »

On me demande constamment ce que je vais faire "plus tard/ensuite", mais comment puis-je le savoir? J'avance guidée par la curiosité, attirée par l'inconnu; si je savais d'avance ce qui m'attends je n'aurais, à l'instar de Foucault, aucun courage pour y aller. C'est la soif de découverte, l'envie d'apprendre et d'être surprise qui me fait avancer. 
Ce qui m'intéresse c'est le moment présent. Hier n'existe plus, demain n'arrivera jamais. Je veux vivre pleinement aujourd'hui.


Peace, Love & Philosophy

mardi 15 mars 2016

Today I Learned I'm a bum

Internet conversation.

TIL (Today I learned) that a tramp is someone who only works when forced to, a bum does not work at all, and a hobo is a travelling worker. "

" Doesn't that mean that almost everyone is a tramp? "

I guess it might in a way..
A lot of people convince themselves that they are forced to work when they actually choose to (I admit not living in a country where catching a cold bankrupts you makes it easier to realize this).  
A few months back, and not for the first time, I quit everything and changed my whole life. I left one life for a new one like you would get naked to put new clothes on. In this particular new life I chose to become a bum. I'll switch to hobo if I need or want to at somepoint but I'll never be a tramp because I'll never be forced to work, I'll choose to. It will be my decision and no one else's.
The only choice I make, that I make over and over again in different ways, is to be and stay free.

When I graduated I was free to work or not, I chose to work. 
I was free to work anywhere and dreamed of living in south pacific so I found a job there and left my europan student life for a polynesian working life. Nobody forced me to work. I wanted to be free and earning my own money made me feel free. At some point my idea of freedom changed, working had become too repetitive, too static, my idea of freedom had become movement, so I moved. I travelled with the money I had put aside in my previous life (each life should be lived fully for what it is but also be a springboard for the next one) and progressively, with the money getting low, my idea of freedom changed again. I needed the freedom of being able to buy anything I wanted, and mosty I wanted a kitchen and a bathroom to call my own. I ended up back in Europe with a steady job, a car an an apartment. France didn' work out for me. My idea of freedom changed quickly back to living under the sun on a south pacific island so once again I moved my whole life back there (or rather left my whole life behind and started again from scratch. I was on an island had a job, a house, the sun and the ocean, felt pretty damn happy with that combo until my idea of freedom shifted once more. I kept the island, changed location & job and switched my house for a boat. Freedom at last! .. For a while. Work doesn't rhyme with freedom anymore, at least not this one. Well, let's train an get certified in something that feels more right! The boat doesn't make me feel as free as it did in the beginning.. Let's sell it, let's sell everything and travel again, let's be free for real.
This time, 5 months ago, I left everything but for nothing in particular. I have nothing so everything is mine.
I am free again, always.

I have nothing: no house, no vehicle, no income, no debt,.. and all I need fits in a 10kg backpack.
I have nothing but time.
I am always giving what I can so I am always receiving what I need. 
I might not have a house but I find a home everywhere I go...

I figured out a way of life that suits me and works out right now but I know that tomorrow it might stop working out or it might stop suiting me (I might suddenly want to do something for which I need more money, I might want to stop moving around and settle,...) but when things change I'll accept and adapt to them so the changes will be done willingly and not forcefully. I can't be forced to do anything, everything I do is my deliberate choice. The world is, I choose how to react and adapt to it.

I try to live by :
Accept what you can't change, 
Change what you can't accept.

So I look into myself and try to find :
The Serenity to accept the things I can't change,
The Courage to change the things I can,
And the Wisdom to know the difference.

Life is nothing but time and choices.
Living freely is taking the time to make choices.

Be conscious of your choices
And responsible for your actions.

Accept or Adapt, but embrace Freedom and Live.

mercredi 16 décembre 2015

Expectations and disappointment

Someone wrote to me today : "I'm sorry I disappointed you." 
and I wrote back : "You didn't disappoint me, you can't actually."
Does that mean I don't care for them? Nope. 
I care for everyone, it's actually a problem sometimes.
This is something else.

This is me trying not to expect anything from anyone, even myself (this is a tricky one: I don't want to be expecting anything from myself, I just want to set goals and do my best towards them, without any expectation of result, because results are most often not in my hands)
Expectation is the highway to disappointment.
If I don't expect anything from them, people can't disappoint me. It doesn't mean they shouldn't try to do right by me, it just mean they'll have to do it out of their own will, out of love (or just basic respect) for me, not by fear of disappointing me. And if they fail, I won't be disappointed because I'll know they did what they could, giving who they are and what they're going through/dealing with at that moment, and that's more that I could ask for. 
I always reckon people did what they could. 

And even if they didn't, that doesn't mean I shouldn't. So I always do what I can.
It's a two sided thing, I don't think people should expect anything from me, or take anything for granted. But it doesn't mean I'm not doing everything I can to do right by them, make them happy, share with them. The huge difference is that I'm happy to do it, it comes from the heart, not from feeling that they're expecting it from me. I'm not doing anything by obligation, I'm doing it out of my free will. 
I'm doing my best to please people, I know I am, I know my intentions are good. Which means if they are disappointed/ungrateful/unhappy about something I did, I won't feel bad about it. I might be sorry they're not happy with it, but I won't be sorry I did it. 
I always try and do my best, the result and/or the way it's received isn't in my hands.

So I don't owe anyone anything but people don't owe me anything either. 
If I manage to not expect anything (I still haven't reached that goal yet, my mind doesn't always obey my will. But hey, if I reached instantly every goal I set where would be the fun in that? I would get bored real fast), then everything comes as a gift, a surprise, a bonus. I'm always happy with whatever comes my way.
I still don't like doing something nice for someone and barely getting a thank you because people think it was "natural" (yes I know that's expecting a thank you, told you I'm working on it, wait for the next paragraph). Something not requiring a lot of effort, or money or anything doesn't make it completely worthless nor does it mean that you owe it to them. A "Thank you" is a little something that goes a long way.
So whenever someone does something for me, however small a gesture, even if they think it's "normal" they did so, I thank them. I always try to be Grateful.

And this feeling I get when people take me or my actions for granted, when they aren't thankful/grateful, I look at it raise in me, and I look at it go away. Because my being sad or angry at/because of them isn't gonna do anyone any good, starting by me. I did something for them because I wanted to, because it made me happy. Sure I did it because I thought it would make them happy so my freaking mind instantly build expectations of thank yous and gratefulness. But if I go back to myself I remember that it made me happy to do it for them in the first place and that I didn't do it for those thank yous. I did it out of the pleasure of giving, of sharing, of doing something nice for someone I love.
Life has actually been testing me a lot on all that lately. 
The more I have time for people the less they have time for me. The more I give the less they do. But every time I feel "neglected" or whatever, I take time to think about it and I realize that I love them, I know them, and I know that if they had time they'd be there for me. So in the end it just means that life is hard on them right now, and my expecting stuff from them not only is selfish but it's unfair. 
It's in those moments when people don't have time for me that it's important to be there for them. Because often they don't even have time for themselves. They're in too deep, and my reaching out a hand, doing something for them, or even just letting them know I think about them, might end up making a difference. Even if they don't have time to actually thank me, or get back to me in any way. 
So I always try to be Giving and be good to people whenever I feel like it, whenever I want to, whenever I can. And I know it might come back to me in a time when I'm not even thinking about them because I don't even have time to think about me...

All I'm asking people is to know themselves, be themselves, and do as they please. 
But maybe that's a lot to ask...
I'm asking you not to need me, not to need me to need you. Just be happy.
But again, maybe that's a lot to ask...




There's truth everywhere, even in a Bieber's song...
Love isn't "Do this for me and I'm gonna do this for you". That's not what love is.
Love is just "I'm gonna do this for you 'cause I wanna do this for you"


"Honesty always gets my attention. Not particularly someone who is honest to me, but someone who is honest with themselves" Heat Ledger


So you should go and love yourself ! 

dimanche 6 décembre 2015

Truth vs. Good

***** en français plus bas *****

Personnaly, when I experience something Good I instantly want to share it.
When something makes sense, tates good, feels good, I wish more people could have the same experience and when it's possible I do something towards that purpose.

When I share here my thoughts, my "truths", my revelations, 
If I share for the sake of sharing, knowing maybe it's gonna struck a chord for someone, that someone might share the same reality, I'm going in the right direction.
If I share here hoping to reach everyone, expecting everyone to understand me, convinced that they should agree with me because I found The truth, I've lost my path. 
And still, I have done the exact same action, only the intention changed. But intention is everything....


*****

Quand je vis quelque chose d'agréable j'ai tout de suite envie de le partager.
Que ce soit quelque chose que je comprends, que je mange, que je (res)sens, j'aimerais que d'autres puisse vivre la même expérience et quand c'est possible je fais des choses dans ce sens.

Quand je partage ici mes idées, mes "vérités", mes révélations, 
Si je les partage par pure envie de les partager, en sachant que peut-être ça parlera à quelqu'un, que quelqu'un partage peut-être la même réalité, je suis sur la bonne voie.
Si je partage dans le but de toucher et de plaire à tout le monde, m'attendant à ce que tout le monde me comprenne, convaincue qu'ils devraient partager mon opinion parce que j'ai trouver LA vérité, je me suis perdue.
Et pourtant, mon action est la même, seule l'intention diffère. Mais l'intention change tout...

Happy but not vegan

***** en français plus bas *****

I'm not vegan anymore. (Well that didn't last long!)
I'm not vegan because I don't want to define myself and my life with a set of limited rules and get stuck in the boundaries i will have set for my self. I'm free and infinite and plan on staying this way.

It's easy to pick Love when facing a simple choice of Love or Hate, easy to pick Peace when asked to choose between Peace and War. 
What's hard is having to choose between two different kinds of Peace, or two different kinds of War. 
Our choices are never between Good and Bad, we'd all choose Good, we just don't have the same definition of Good, or we might not use the same way to get there. 
Sometimes the virtuous intention is far away, in the past, the future or in an ideology, but it's always there somewhere, behind every action.
Sometimes our goal is our own well-being, sometimes someone else's, sometimes society's, but there's always a reason, something or someone to defend. And when we're defending ourselves, we think we're within our rights but often our end justifies any means.

In every situation Love, Respect and Non-violence will be my personal go-to rules.
I'm using my free-will to assess every situation and try to do "the right thing" every time, in accord to these core values.

When I have the choice between eating vegan, non-vegan, or nothing my priorities are : Vegan > Nothing > Non-Vegan. I'd rather not eat that eat something that goes against my core values, I don't need to systematically find a vegan equivalent to everything, there are a lot of things I can do without.
Now if I'm stranded on a desert island, starving, and the only food available is fish, I'll go fishing. It's called survival. 
And if I'm a guest somewhere and my host offers me something that I don't usually eat but they would take offense at my refusal, I'll try and accept. It's called living together.

I'll always try and consider other people's needs and sometimes put them before my own, as long as it doesn't endanger my own life. And that's the actual tricky part. When do I consider myself endangered? Well, we all have to try and know ourselves as best as we can because we're gonna have to live anyway, and our actions and decisions will be based on our notion of safety. If I feel safe I'm peacefull, if I feel threatened I become belligerent.

In my everyday life, I can live off things that nobody suffered for (ethical, local, vegan, organic) why would I do otherwise? 
It's not being a vegan, it's being me. It's what feels right for me, and it doesn't mean it IS right. It doesn't mean I'm gonna try to impose my way of doing upon you, it just means it's how I want to live my life and I wish people would go by with their own life and their own idea of right and just let me be me.

"People think you want them to do something or say something special... you don't. You just want them to be themselves, so you can be yourself"           
 - John Lennon


*****

Je ne suis plus vegan (ça n'aura pas duré longtemps!)
Je ne suis pas vegan parce que je ne veux pas me définir, moi ou ma vie, avec des étiquettes qui me confinent dans des limites que je me serai imposées. Je suis libre et infinie et je compte le rester.

Il est facile d'opter pour l'Amour quand on est face à un simple choix Amour ou Haine, facile de choisir la Paix quand on nous demande de choisir entre Guerre et Paix.
Ce qui est difficile c'est de choisir entre 2 sortes de Paix, ou 2 sortes de Guerres.
Nos choix ne sont jamais un réel choix Bien/Mal, quelque part on choisirait tous le Bien, nous n'avons juste pas la même définition du Bien, ou l'on n'utilise pas le même chemin pour y arriver. Parfois l'intention vertueuse est bien loin, dans le passé ou le futur ou dans une idéologie, mais elle sous-tend quand même chacune de nos actions.
Parfois notre but est notre propre survie ou bien-être, parfois celui de quelqu'un d'autre, parfois celui de notre société, mais il y a toujours une raison, toujours quelque chose ou quelqu'un à défendre. Et quand on se défend, on croit être dans notre bon droit mais bien souvent notre fin justifie des moyens qui ne correspondent pas à nos valeurs.

Dans chaque situation l'Amour, le Respect et la Non-Violence sont mes valeurs de base.
J'utilise mon libre-arbitre pour évaluer la situation et j'essaye à chaque fois de réagir en respectant ces valeurs.

Quand j'ai le choix entre vegan, non vegan ou rien mes priorités sont vegan > rien > non vegan. Je préfère ne pas manger que de manger quelque chose qui va contre mes valeurs, je n'ai pas besoin de trouver un équivalent pour chaque chose, il y a énormément de choses dont je peux me passer.
En revanche si je suis perdue sur une île déserte, que je meurs de faim et que la seule nourriture disponible est le poisson, j'irai pêcher. Ca s'appelle de la survie.
Et si je suis invitée quelque part et que mon hôte m'offre quelque chose que je ne mange pas d'habitude mais que je lui ferai insulte en le refusant, je l'accepterai. Ca s'appelle Vivre Ensemble.

J'essayerai toujours de prendre en considération les besoins des autres et parfois même les ferai passer avant les miens, tant que ça ne me met pas en danger. Et c'est la que ça se complique. 
Quand est-ce que je me considère en danger? 
Nous devons tous essayer de nous connaître au mieux parce que l'on est bien obligé de vivre et nos actions et nos décisions seront basées sur notre notion de sécurité. Si je me sens en sécurité je suis pacifique, si je me sens menacée je deviens belliqueux.

Au quotidien je peux vivre en ne mangeant que des choses pour lesquelles personne n'a souffert (éthique, local, vegan, bio...), pourquoi ferai-je autrement?

Ce n'est pas être vegan, c'est être moi. C'est ce qui me semble être juste et ça ne veut pas dire que c'EST juste. Ca ne veut pas dire que je vais essayer d'imposer ma façon de faire, ça veut juste dire que c'est comme ça que je veux vivre ma vie. J'aimerai parfois que les gens fassent leur vie en suivant leur propre idée de ce qui est juste et qu'ils me laissent être moi.

"Les gens pensent qu'on veut qu'ils fassent ou disent quelque chose de spécial... on ne veut pas. On veut juste qu'ils soient eux-même, pour pouvoir être nous-même"
 - John Lennon

Diving deep into reality(ies)

***** En français plus bas *****

This week-end I experienced what it is to feel understood. I genuinely thought that I was bound to stay alone in my reality but I know now that some people see the same reality I see (or close enough). We have the same mindset, same references, and thus we can communicate easily, on another level. When you really think alike you don't need language.
Animals don't need language because they feel each other, they are each other.

Evolution of man is in some aspects a de-evolution of nature. We're going backwards. We learned to talk because we stopped understanding each other. 
By becoming ones we stopped being One. Being born as a person is dying as Infinity.

I am the universe and the universe is me, but when i start thinking that I'm A part of the universe I stop being part of it. I exclude myself from it. 
It's not me and the universe, it's me the universe.

When I start thinking I stop knowing. When I start knowing I stop thinking. 
Words are the death of Truth.

Right now I'm writing with my consciousness not my mind, when I try putting words on concepts with my mind I stop understanding them, I lose them. Like a dream you're trying to remember. 
Reality is deeper than our understanding of it. You have to stop trying to understand, to start understanding.

I know my reality is not The reality. I know your reality is not my reality, nor The reality. I know there are infinite realities. 
I know your reality can be very different from mine. What I didn't know is that your reality could be so similar to mine. And it feels damn good. 


*****

Ce week-end j'ai su ce que ça faisait de se sentir comprise. Je croyais sincèrement que j'étais condamnée à rester seule dans ma réalité mais je sais maintenant que certains voient la même réalité que moi (ou suffisamment proche). On a la même mentalité, les même références et donc on communique aisément, à un autre niveau. Quand on partage la même pensée on n'a pas besoin du langage.
Les animaux n'ont pas besoin du langage parce qu'ils se "sentent" les uns les autres, ils sont les uns les autres.

L'évolution de l'Homme est quelque part une dé-évolution de la nature. On recule. On a appris à parler parce qu'on a cessé de se comprendre.
En devenant quelqu'un on cesse d'être Un. Naître en temps que personne c'est mourir en temps qu'infinité. 

Je suis l'univers et l'univers est moi, mais quand je commence à penser que je suis une partie de l'univers, je cesse d'en faire partie. Je m'en exclus.
Ce n'est pas moi et l'univers, c'est moi l'univers.

Quand je commence à penser je cesse de savoir. Quand je commence à savoir je cesse de penser. Les mots sont la mort de la vérité.

En ce moment précis j'écris avec ma conscience et non mon esprit pensant, quand j'essaye de mettre des mots sur certains concepts avec ma pensée je cesse de les comprendre, je les perds. Comme un rêve qu'on essaye de se remémorer.

La réalité est plus profonde que ce que l'esprit peut en comprendre. Il faut cesser d'essayer de comprendre, pour commencer à comprendre...

Je sais qu'il y a une infinité de réalités, que ma réalité n'est pas LA réalité. 
Je sais que ta réalité n'est pas ma réalité, n'est pas LA réalité.
Et je sais que ta réalité peut-être très différente de la mienne. 
Ce que je ne savais pas c'est que ta réalité pouvait être si proche de la mienne. Et c'est sacrément bon.